mardi 12 juillet 2016

Ca faisait longtemps...

Ça faisait longtemps que je n'étais pas venu écrire ici. Je ne l'aurais jamais cru, mais Facebook  occupe désormais le quotidien.
Aucun sujet depuis Novembre dernier, le temps passe vite...
 Il convient de rectifier cela .

Aujourd'hui c'est le quatorzième jour de la lunaison claire de miđ Equos. C'est sans doute un des plus beaux jours de l'année. Les grandes vacances débutent à peine et Bélénos est dessus nos têtes!
Les vacances... Une année durant on attend ce moment là avec impatience. On fait ds projets, parfois pharaonique. On s'imagine bricolant sous le soleil, les chiens gambadant alentours, en écoutant TSF Jazz...
Il faut dire qu'il y a du travail à faire! Pile poil un an que j'ai tout laissé en plan. Alors en vrac:
Entretenir le jardin, nettoyer de fond en comble la maison,  peindre la salle de bain  et la laverie, carreler devant l'escalier du grenier, refaire la toiture du poulailler, monter les murs en torchis de l'autel Olaf Roméo, repeindre la façade de la maison, ainsi que la porte et les fenêtres de la grange, débarrasser l'atelier et peut être aussi  le bucher. Plus ludique, faire les brocantes de St Omer et de Montreuil, aller à Samara et à Azincourt, découvrir la source de la Planquette, marcher dans les bois alentours, manger sainement, boire moins et perdre cinq kilos, jouer au ballon avec Clyde...
Parce que les vacances passeront vite, en profiter!
On est bien ici.



   
 Maître Clyde. le 12 Juillet 2016.



mercredi 11 novembre 2015

Le chien de chasse.

Ce matin, Maître Clyde est allé faire une petite course au "point vert", il voulait acheter un râteau. Dans ces cas là, il nous emmène parfois S'Tein et moi. Benca qui n'aime pas les balades en voiture, reste à la maison.
Tandis que nous attendions sagement dans la voiture sur le parking, une camionnette est venue se garer pas loin de nous. Un drôle de type habillé en kaki en est descendu. Dans la camionnette, il y avait une créature bizarre ressemblant à un chien. Un ahuri qui ne cessait d'aboyer à tue tête en crachant et se cognant le museau sur les carreaux. Au bout de cinq minutes, essoufflé il s'est calmé.
Alors S'Tein l'a apostrophé depuis notre voiture, lui a crié:
-"Mon Maître à toujours dit qu'il n'y a pas plus con qu'un chien de chasse!"
Ça a rendu l'autre dingue et il s'est remis à gueuler et cracher comme un chat enfermé dans un tonneau.
Maître Clyde est sorti en même temps que le patron de ce fou de chien.
Nous on attendant assis et sages, tandis que l'autre hurlait et bavait.
J'ai vu de la fierté dans l'oeil du patron.
Lorsqu'il a démarré la voiture, il s'est tourné vers moi et il a dit:
-"Que c'est con un chien de chasse..."
S'Tein m'a regardé et il  a souri.
 
Ton ami à quatre patte, E'Clyde TriCanauos.

dimanche 1 novembre 2015

La nouvelle vie.

Le jour se couche déjà et avec la nuit qui vient, nait le treizième jour  de miđ Samon, année 3888 du calendrier celtique, c'est le premier jour de notre nouvelle vie. Finies désormais, la mine de sel et les gardes de nuits.
Maître Clyde travaillera à partir de demain,  le jour et nous on protégera la maison en attendant son retour. J'ai un peu peur que les journées ne soient très longues, vu qu'il partira du matin jusqu'au soir. Comment ferons nous pour nous occuper des oies et de la volaille? Elles étaient si habituées à nous voir venir les nourrir en début d'après midi...
Cependant le patron a expliqué que désormais, nous passerions ensemble tous les weekends et les jours fériés. D'après lui, les jours de garde seront sans doute un peu plus long, mais au final ils seront moins nombreux... Il dit que c'est un bien pour un mal et que sans doute on ne le regrettera pas. J'ai envie de le croire.
En attendant ce soir naissant, Maître Clyde et moi, nous sommes un peu inquiets. Mais on fait comme si de rien n'était , pour ne pas inquiéter les  deux gars. 
J'aimerai que ce soir ne s’arrête jamais...

Ton amie à quatre pattes, Benca TriCanauos.



vendredi 18 septembre 2015

Le sacrifice de Cnoua. (2eme partie/ fin)

C’est la naissance du second jour de la lunaison sombre de miđ Edrini. C’est une belle fin d’après midi qui pour un peu, ressemblerait encore à l’été. Le soleil descend tout doucement sur les marais. A la surface de l'eau volent les libellules.
La jeune femme est descendue, accompagnée de la petite Uimpi, le long de Caprina et elles ont cheminé quelques temps vers l’ouest, jusqu’à cette petite berge, où l’eau est plus calme et où les Dieux sont plus à même de recevoir nos paroles, nos souhaits et nos offrandes.
Reconnaissant l'endroit, les chiffons à souhaits accrochés aux arbres et les ex votos plantés dans la vase, la petit fille a demandé:
-« Sommes nous venues ici, faire une offrande ?
- Je n’ai rien amené avec moi !» soupire t'elle.

-« Regarde autour de toi, il te suffira de peu de temps, pour confectionner un joli bouquet et s’il est vraiment beau, il se peut que dans mon panier, je trouve un joli ruban pour le maintenir en forme. »
La petite fille est toute en joie et commence sa récolte, parmi les hautes herbes.
Cnoua sort de son panier une grosse paire de force. Sans hésitation, elle saisit de la main gauche la base de sa longue chevelure tressée et de la droite, elle coupe sa tresse, juste à la limite de sa tête.
Un instant, elle regarde dans sa main cet énorme serpent couleur de blé. Rapidement, elle se reprend et attrape le ruban, dont elle n’oublie pas de couper un morceau pour Uimpi. Elle le noue à l’extrémité de sa tresse.

Le très sage Druide pense que pour les souhaits importants, chacun doit être prêt a sacrifier quelque chose de précieux. Cnoua n’est pas riche. Ses bijoux sont des plus modestes, cependant et depuis toujours, on lui envie sa longue chevelure d’or.
-« As-tu fini ton bouquet, Uimpi ? »
-« Oui, j’arrive ! »

La gamine déboule et lorsque qu’elle se trouve face à elle, elle reste interdite.
-« Qu’as tu fait à tes cheveux ?»
Cnoua ne répond pas. Elle lui tend le ruban et lui dit simplement :
-« Comme promis… »

Puis la jeune fille se penche dessus l’eau calme et y laisse couler sa tresse. Son esprit s'envole dans une prière muette.
-« Tu offres tes cheveux en offrande ? Mais pourquoi donc» demande Uimpi.
Cnoua regarde sa tresse s’éloigner lentement. Un temps gênée, elle confesse, cependant à la petite fille:
-« C’est pour que Belisama prenne soin de mon ami Rufius, qui est parti à la guerre. »
Uimpi ne dit rien, mais soudain une grosse larme coule sur sa joue.
-« S’il te plait, Cnoua ! Coupe moi aussi les cheveux, pour les offrir à Belisama! Car mon papa est aussi parti faire la guerre, ce matin ! »
Un instant, Cnoua reste interdite. Que va penser la mère de l'enfant si?...
Elle lisse une des mèches de l’enfant et lui chuchote à l’oreille :

-« Juste cette mèche-ci, alors. Elle est très longue très belle et très douce. Mêlée à ton joli bouquet, elle honorera plus que nulle autre, Belisama. »
-« D’accord » répond l’enfant.

Alors Cnoua coupe la mèche et elle aide l’enfant à la nouer autour des fleurs et lorsque la fillette la met à l’eau, elle prie :
-« Belisama, très bonne et très brillante ! Garde un regard aimant sur le papa de Uimpi. Puis lorsque la guerre sera finie, ramène les nous tous les deux , lui et Rufius, au pays… »

Le sacrifice de Cnoua. (1er partie)


Aujourd’hui, à l’ aurore du premier jour de la lunaison sombre de miđ Edrini, les garçons du clan, les « guerriers » de pont à la louve sont partis vers les terres du sud, très loin d’ici pour aller faire la guerre aux Romains, au pays des Arvernes.
Notre bon chef CunaGenos est désormais un homme âgé et il lui a été refusé le droit de mener le clan à la bataille. Je pense que cela a dû le blesser, cependant, c’est un autre sacré héros qui nous représentera, puisqu’il s’agira de Cunavalos, un enfant né libre et modeste de notre clan. Son destin extraordinaire et le regard aimant des Dieux ont fait de lui, le jour de sa naissance, le frère de lait du Roi Commios de sa Haute Seigneurie MénétonCenna. Même si Cunavalos avait dû quitter notre clan depuis la fin de son enfance, pour suivre son fosterage, en d’autres lieux, il n’a jamais oublié qu’il était lui aussi, un des fils de la chienne.
La présence de cet illustre personnage a rameuté bien des gars des fermes alentours, qui peut être en d’autres occasions auraient oublié de répondre à l’appel.

Même, ceux de clans voisins tels Chante Lune, Pierre Plate ou la Hulotte, vont se joindre à eux. Leurs commandants respectifs, (sans doute après conseil avisé du roi Commios), se placeront également sous les ordres de Cunavalos.
Nos quatre petites communautés de sud Atrébatie, ainsi que leurs fermes, répondant à l’appel de Vercingétorix, aligneront ainsi prés de trois vingtaines de cavaliers et pas loin de quatre cent trimardeurs. Cela est pour nous une raison de grande fierté!
Tous se réuniront tantôt aux sources de l’Orna.

En attendant, ce matin, il n’y avait au départ d’ici que notre propre «conios», que le grand Seigneur CunaGenos, « corionos eti camulos», commandait . Avec lui marchaient ses ambacts et ses soldures, ainsi que l' ambassade de CunaGenos, dirigée par son fils aîné, le Seigneur Dumnocunos et sa garde personnelle.
Mais surtout, pour nous les gens un peu plus modestes, il y avait nos pères, nos frères et nos amis.
Moi, je n’ai plus de père et mes deux frères sont encore trop petits pour aller à la guerre. Mais parmi ceux qui partaient ce matin, il y avait mon bon ami Rufius, le « malchanceux chanceux ».
Celui là a un destin bien étrange. Bien que sa vie n’ait pas toujours été des plus heureuses, je crois que les Dieux gardent sur lui un œil aimant. Parmi tous les chemineaux qui battaient le pas, c’était bien lui, le plus beau !
D’abord, parce qu’il portait l’équipement que Galia, le forgeron avait spécialement préparé pour lui-même, avant que Cunavalos ne lui refuse la campagne à cause de sa patte folle.
Ensuite parce que le superbe sayon en sergé gris qui orne son épaule, c’est moi qui le lui avais tissé. Ce sayon était parfait, pas le moindre petit défaut et c’était pareil pour le cucullus qu’il portait dans sa besace !
Enfin, c’est aussi moi qui avais peint son bouclier. Sur fond rouge et noir, il représentait la chienne qui chasse de concert avec le loup-cervier.
Galia le forgeron n’avait cessé de dire que c’était le plus beau des boucliers qu’il avait été donné de voir, depuis celui de CunaGenos, lors de la guerre contre les Cimbres! J'avoue que j'en étais un peu fière.

Ce matin là, l’ambiance se voulait à la joie au son des tambours, des violes et des sacs à vent. Mais au fond de nous, nous étions tous inquiets. Pourtant la ferveur est montée à son paroxysme lorsque le géant roux, Roccos, a exhibé, haut dessus, sa tête notre enseigne.
La chienne resplendissait dans la lumière du matin.

Alors les bardes de Cunavalos ont chanté ses louanges et notre gloire :
- « CunaGenos, le loup gris de l’Orna est le chef puissant et le premier des champion de pont de la louve.
-Le clan frontière des marais et des bois de la chienne est le protecteur de l’Atrébatie.
-Il est son fils prodigue!
-Car la chienne accouche à chaque génération de guerriers ardents et de puissants champions.
-Ils sont féroces à la guerre, glorieux en victoires et riches en têtes.
-Jadis et hier, SénoCingétos et Cunogenos.
-Aujourd’hui et demain Cunavalos et Dumnoconos!
-Bientôt, ses autres fils !
-A jamais, torqués de bronze et d’or, casqués de fer, aux cent lances, aux cent boucliers et aux mille victoires, ce sont ceux du clan de la chienne ! »

Le compliment a été bien reçu et la foule après avoir hurlé son allégresse a entonné, lorsque la troupe s’est mise en marche des chants. J’ai cherché du regard mon ami Rufius et je ne l’ai vu que de loin. Il m’a fait un petit signe de main timide et dans le brouhaha général, je lui ai gueulé très fort de faire attention à lui et de revenir bien vite!

-« Pourquoi faut-il que des garçons Atrébates aillent se battre pour le roi des Arvernes ? »

Cnoua d'Atrébatie.

jeudi 27 août 2015

le premier jour de l'Automne.

Aujourd'hui, c'est le sixième jour lunaison claire de miđ Edrini et c'est le premier jour de l'automne. Depuis ce matin, il pleut à grosses gouttes et le jardin est trempé.
Durant toute la matinée, nous sommes restés sans électricté. Il n'y avait donc aucun bruit dans la maison, pas même le ron-ron  de l'unité centrale de l'ordinateur. Avec Maître Clyde, nous sommes restés un long moment à la porte qui donne sur la cour. Il pleuvait tant que même les oiseaux étaient muets. On est resté là,  à écouter le son de la pluie, c'était un moment assez étrange.
Cet après midi, Maître Clyde n'a pas rallumé la télévision.  Le seul bruit dans la maison, outre celui des touches lorsque le patron écrit, c'est Benca qui ronfle tout doucement. E'Clyde lui aussi s'est endormi et moi qui squatte le gros coussin, je sens que je vais faire de même...
Même les jours tristes et pluvieux, croyez moi, on est bien ici.

S'Tein TriCanauos, Ambact de Sena Goba.

mercredi 26 août 2015

Le coup de Spleen.

C'est le cinquième jour lunaison claire de miđ Edrini et depuis plusieurs jours, le temps n'est plus de la fête. Si en cet instant précis, un petit rayon de soleil perce l'horizon, depuis une semaine, c'est la pluie qui est notre quotidien.
Le Maître est avec nous et c'est étrange. Normalement, il devrait être à la mine de sel et nous a la garde de nuit.
Il y a quelques jours, il nous a dit une chose étrange. Il nous à dit que les gardes de nuit, c'était fini pour toujours.
Maître Clyde n'est pas dans son assiette. Même s'il sourit toujours, lorsque je croise son regard , il est triste désormais. Maître Clyde dit qu'il a été maltraité et trahi et qu'il ne pardonnera pas...
Il dit encore qu'il croit en la justice immanente. Ils dit que les Dieux ne laisseront pas le vice l'emporter sur la vertu.
Ça me peine de le voir comme ça. 

S'tein à son habitude fait le zouave, autour de nous, sans se faire engueuler. Benca profitant du soleil est sortie réchauffer son ventre dehors.
Il y a moins d'une heure, nous sommes allés nourrir les poules et nous avons découvert que la petite poule rousse avait encore fait éclore une couvée de poussins, ( j'en ai compté au moins huit).
Maître Clyde n'a pas pesté, il a juste dit que ce serait à elle de s'en occuper. il a cependant jeté pour eux un peu de grains moulu...

Depuis quelques jours, le temps s’écoule tranquillement. Mais déjà l'automne s'installe.
L'été 2015 a été un triste été. C'était la première fois depuis que je vis ici.
Mais on est quand même là tous les quatre, avec nos chats, nos oies, nos poules et nos poissons.
Puis, il y a les Dieux de Celtie qui sont dessus nos têtes, alors moi je suis optimiste. Tout va s'arranger bientôt. Cette dernière partie de 2015 sera le début d'une nouvelle vie pour nous tous, une vie plus heureuse encore  à Sena Goba.

E'Clyde TriCanauos, Ambact de la vieille forge.

 

lundi 20 juillet 2015

La course.

...

A la naissance du jour nouveau, nous  avions établi notre camp au  pays des Morins des eaux salées. Face à la mer, nous avions trouvé abri  aux vents, entre le "front clair" et le "front sombre".
La marée était basse et je me souviens qu'en cette fin d’après midi là,  nous avions fait récolte de  coquillages et de crustacés dans les trous d’eau et sous les rochers. J’ai toujours aimé les produits de la chasse de mer, spécialement les moules,  que nous dégustions cuites et grillées sous la paille.
Le vent venait de l’ouest et il était doux. C’était un  bon vent d’été.
Je me souviens que ce jour là, j’avais le cœur léger. J’avais le cœur à rire.

Mais le vent d’ouest, lui aussi  était trop léger, pour que nous ne puissions pas  entendre « les voix ».
C’était juste avant le temps du sommeil, elles nous sont arrivées du sud-est. Lugubres, elles parlaient de la soldature d’Antoine qui  ravageait les villages et les communautés  du  nord de Samara.

« Les voix » égrainaient les noms. Elles distillaient le malheur.

-« Les seigneuries  « rives d’Orna » et de « Tertre-Fontaine » sont en flammes ».

-« La chefferie de  « la hulotte » est tombée, ainsi que celles de  «Chante-Lune » et de la  « Haute-Caprina ». Grand malheur sur leurs têtes !»

-«  Sa seigneurie "Cygne noir" résiste encore, elle bat le rappel ! »

-« Sommes sans nouvelles,  des chefferies  «Pont au loup»,  «Ceux de la Tena » et de  «la  pierre plate»

-« Aucune information pour les  fermes isolées ».


Les chefs nous ont laissé aller. Ils n’auraient pu nous retenir et nos frères nous ont regardés partir. Ils étaient sans voix.

Nous étions une centaine de trimardeurs  des clans d’Atrébatie du sud et  nous courions vers les terres.
Nous étions une quinzaine de gaillards des clans des marais et des bois et nous courions vers le sud.

Nous sommes quatre garçons de « Pont au loup » et  la peur au ventre, nous courons chez nous.

...

vendredi 17 juillet 2015

Touto Diuicios





Kernnunos,  Namanton, Divis mi!
Esus, Namanton, Bag-auda!
Taranis, Namanton org.

vendredi 10 juillet 2015

le bassin des poissons.

Aujourd'hui, nous avons passé le plus clair de l'après midi dans la cour. Maître Clyde a repris sa pelle et sa pioche pour creuser l’abreuvoir à poissons. Il ne sera pas très grand, puisqu'il mesurera 2,70 m sur 1,50. Mais pour les quatre poissons du tonneau, cela sera une bien plus belle vie. Demain matin le patron terminera de creuser une fosse, hors gel, afin qu'ils puissent s'abriter l'hiver prochain. il enlèvera les derniers cailloux et mettra ce nouveau bassin en eau. Il est fort probable que pour dimanche les poissons y soient installés, définitivement, avec un petit nénuphar et quelques plantes d'eau.

Comme la terre était très dure, Maître Clyde a fait couler de l'eau pour l'ameublir et comme il faisait très chaud, ce qui devait arriver, arriva.. Après s’être copieusement arrosé lui même, il a commencer à vouloir nous arroser nous!
Moi, j'avais pigé le truc et j'observais depuis la porte de la cuisine. E'Clyde n'a pas trop aimé et est vite allé se planquer. S'Tein lui, il était persuadé de pouvoir passer entre les gouttes, alors il a continué à faire des sauts de cabri le long du trou, tandis que le maitre l'arrosait. 
Il n'est pas parvenu à passer entre les gouttes, m^me s'il affirme le contraire!
Lorsque cinq heures du soir ont sonné, le patron qui avait pris la douche et portait ses braies coupées aux genoux, a décapsulé une bouteille de bière et nous sommes montés aux oies. Pendant une heure, il les a laissé aller sous ma surveillance et pour mon grand bonheur. 
Il est bon de se sentir utile.
Depuis le début des vacances, Maître Clyde était un peu perdu dans ses soucis. Cet après midi , je crois qu'il  a un peu oublié que le monde du dehors est plein de salopards. Contre ceux-là  on ne peut pas grand chose, malheureusement. Mais je fais la promesse que s'ils pullulent dehors,  jamais les garçons et moi ne les laisserons entrer à Sena Goba.

Benca TriCanauos.