lundi 29 décembre 2014

Un soir à la maison...

Ce soir, c'est le quatorzième de la lunaison sombre, le dernier jour de miđ Dumann de l'année 3887 de l'ère de la bataille de la Plaine des Tertres et il fait "frisquette" et il est difficile de réchauffer notre vieille maison. Mais cela n'est pas grave, c'est un très beau jour!
Cette nuit et les nuits qui suivent, Maître Clyde n'ira pas à la mine de sel. Il  restera avec nous. Bien sur, nous prendrons toujours nos gardes et nos veilles, ( une attaque de banshee, de loups féroces ou de Romains peut toujours arrive)r. Mais si cela venait, nous serons là tous les quatre pour y faire face et c'est rassurant...


Si dedans il ne fait pas très chaud, dehors il fait très froid et comme la nuit est tombée, c'est  cause pour moi d'inquiétudes pour mes oies. Mais Maître Clyde me rassure. Il me dit que les oies aiment le froid, que cela  leur rappelle leurs pays du nord. Il dit aussi que si l'hiver devait devenir trop rude, il les ferait descendre dans la cour afin qu'elle puissent, si elles le veulent s'abriter dans la forge ou le bucher. 

Ce soir, Maitre Clyde  a offert un bouquet de fleurs, un verre de Muscat et une arme prise à l'ennemi  à nos bons Dieux..  E'Clyde qui est le plus mystique d'entre nous, a même fait une petite prière.

E'Clyde TriCanauos à dédié...


Maitre Clyde voulait faire des photos ce soir.  Mais S'Tein  était tout fou, (comme souvent). Il faisait le zouave et ne  voulait pas rester dans les points de lumière. Mais la patron l'a saisi juste de l'autre côté du bureau...



Un loup sauvage et fou  passe la tête...



Moi, je suis heureuse. J'ai posé ma tête sur les pieds croisés du  Maître, je le regarde et je soupire d'aise. On est bien ici...

On est bien ici...


 Ce dernier jour de miđ Dumann est vraiment un très beau jour.
 

Benca TriCanauos, collier de tissu, belle fille Ambienne, aimée d'Epona et de Maître Clyde, gardienne des oies en sa Chefferie SenaGoba.

vendredi 5 décembre 2014

La belle journée.

Cela commence toujours de la même façon. Ces jours là, le maître se lève de bonne humeur, ça veut dire que le soir il n'y aura pas garde. On sait alors que ce sera une chouette journée.
S'il nous  laisse seuls à la maison, c'est pour aller faire les courses et çà ne dure pas longtemps. Lorsqu'il rentre, nous on lui fait la fête. Benca remue le croupion, Moi je saute en l'air, pendant que Clydou,  museau en avant, inspecte les sacs. Alors le  maître le gronde "pour de rire". 
-"Non Clyde, il n'y a rien pour toi!" 
E'Clyde a raison d'inspecter, car parfois, il y a une balle ou un jouet...
Souvent ensuite, on sort pour embéter les oies.. Rien ne presse car ce soir, le patron ne travaille pas. On laisse le temps au temps. Avec Clydou on fait les fous! Je fonce au milieu du troupeau d'emplumés. Elles ne sont pas contentes et crachent. Mais il est pas né encore, le grand jars qui sera  assez rapide pour me pincer! Benca, elle n'aime pas çà.
-"On ne joue pas à faire peur aux oies!" dit elle. Benca, parfois elle est un peu trop sérieuse....
Ces après midi là, Maître Clyde les passe entièrement  avec nous. Et il nous parle et il nous parle et il nous parle encore! Et voilà  Clydou qui s'applique à  tout bien comprendre!  Il prend son air sévère de chien intellectuel.  Moi, je me contente d'écouter sa voix. Je ne pige pas tout, mais je sais que Maître Clyde aime bien qu'on l'écoute,  Alors parfois il m'arrive de faire un peu semblant. Mais c'est pour lui faire plaisir!
Ainsi notre après midi se passe et déjà c'est le soir. Ces jours là, contrairement aux autres on ne mange pas tôt. On a le temps... Bien que parfois le ventre de Clydou crie famine.  On patiente et on savoure, car ces jours là, le menu est toujours amélioré.
Maître Clyde fait cuire des pâtes et moi, j'ai bien vu sur l'étagère ces petites boites de conserve colorées. Ce soir, je le sens,  nous mangerons un excellent Corned-Beef! 
J'en ai causé deux mots à Benca et elle s'est léché les babines.
-"Pourvu que tu ais raison, S'tein!" 

Ton ami à quatre pattes, S'Tein TriCanauos.

dimanche 23 novembre 2014

Mes braies coupées...

La semaine se termine et ce soir, c'est un bon soir, car  Maître Clyde ne travaille pas.  
Cette semaine a été une bonne semaine! Même si avant hier, j'ai dû aller me faire "piquer le cul", pour le vaccin annuel,  chez le docteur des chiens. 
Comme E'Clyde et S'tein, je suis passée sur la balance... Je pèse (un petit 18 kg), ce qui me place bien en dessous du gros E'Clyde, (qui en fait 22)  et juste au dessus de cette brindille d'E'Stein, (qui en fait à peine 16).   
Maître Clyde m'a chuchoté à l'oreille que j'étais parfaite!J'ai bien aimé çà...
S'il est vrai que je n'étais pas très fière, lorsqu'il a été question de se tenir droite sur la table du médecin. comme  le patron était avec moi, alors j'ai fait en sorte d'être courageuse. 
Le docteur des chiens m'a fait des compliments!  Il a dit que j'étais jolie et que j'étais très gentille. Cela, je dois l'avouer a bien plu à mon cœur.

Mais une fois de plus je m'égare. Je n'avais pas dans l'idée de vous raconter mon vaccin. C'est juste que la veille, Maître Clyde avait  vérifié que je n'avais pas trop de "boulettes de terre" collées sur  le bidon. J'avais donc eu droit à des soins de beauté et cela sans passer dans la baignoire!
J'ai eu droit à un long brossage et comble du luxe, le patron m'a coupé mes braies! Il faut dire que j'y faisais pas mal de nœuds depuis un moment et que ça devenait désagréable à la course.
Maître Clyde a coupé très court, juste derrière mes cuissots. J'avais un peu peur qu'il ne me blesse, alors j'ai retenu mon souffle. Mais bien sur, il n'en a rien été!
Comble du luxe, il s'est appliqué à couper mes poils bien droits. Ni E'Clyde, ni S'Tein ne se sont aperçus que j'avais perdu au moins 500 grammes de bourre!
Depuis deux jours, grâce à ce toilettage, je cours beaucoup plus vite!


Benca TriCanauos,  le 23/11/2014

Benca TriCanauos. Ton amie à quatre pattes.

mardi 18 novembre 2014

les oies sauvages.

Cet après midi, j'étais avec mes oies.
Je les ai vu lever les yeux au ciel, aussi moi j'ai fait pareil.
Tout là haut, passaient des escadrilles d'oies sauvages.
Cet après midi, je crois que j'ai entendu mes oies soupirer...


Benca TriCanauos

Trinoxtion Samoni 3887

Ce soir naissant, c'est le troisième jour de la lunaison sombre de miđ Samon, an 3887 de l'ère de la bataille de la Plaine des Tertres. C'est  aussi et surtout  la seconde des nuits, Trinoxtion Samoni. 
Selon Maître Clyde, ces nuits là sont des nuits un peu spéciales, car la frontière qui sépare le monde des vivants de celui des morts est ténue. Maître Clyde je le sais, n'est pas en meilleur terme avec tous ses ancêtres...  La vie est ainsi, la mort l'est aussi...
Mais là n'est pas le propos. 
Ce soir naissant,  nous entrons dans la saison sombre.  Bien que le temps soit encore doux, cet après midi le  vol des oies sauvages nous a rappelé que l'hiver vient...
Ce soir à Sena Goba, c'est le temps de la "réunion". Maître Clyde et nous sommes tous les quatre dans le bureau. Benca est sur le tapis, S'tein sur le coussin de Benca et moi en parfait ambact aux pieds du maitre...
Nous avons bien mangé, nous avons banqueté.
Le patron a amené  à l'autel, un bol de blé, un autre de vin, une flute d'alcool de framboises et les dernières roses du jardin. Ce soir, c'est juste pour Sucellos! C'est pour le remercier de notre bonne vie et lui demander qu'elle continue ainsi. 

-"Clyde TriCanauos, toutios AdTrebaTi, Dede Sucellos sosin Ateberta."
-"Maître Clyde, de la tribu des Atrébates a offert à Sucellos cette offrande"

J'ajouterai, moi.

-"S'tein, Benca eti E'Clyde TriCanauos, Toutios SenaGoba Canauos,eiorou Sucellos sosin Ateberta"
-"S'tein, Benca et E'Clyde TriCanauos de la tribu des chiens de la vieille forge, ont dédié à Sucellos cette offrande."


Qu'il en soit remercié.

 
E'Clyde TriCanauos.

samedi 25 octobre 2014

Lucot.

Loin de moi, l'envie de faire l'intéressant. Loin de moi l'envie de dire que je le savais et que j'avais fait en sorte de le faire savoir. Mais parfois Maître Clyde n'est pas très fin, parfois mon bipède de patron a du mal à comprendre...
A SenosGoba, il y a dans la cuisine un très grand placard. Il donne dessus l'escalier de la cave. Depuis un moment, je tentais d'attirer son attention  dessus. Je me posais devant, je couinais et cherchais à capter son attention. Le patron me disait des trucs idiots comme: 
-"Non, Clyde tu n'auras pas de biscuit!" 
Comme si j'étais du genre à mendier pour un biscuit!  Si j'étais susceptible comme l'est S'Tein, j'aurais pu mal le prendre.
Moi ce que je voulais c'est qu'il comprenne que dedans le placard, il y avait quelque chose qui n'aurait jamais dû y être. Mais le patron était bouché, il n'a jamais compris...

Il y a quelques jours, c'était une nuit où le maître ne travaillait pas et comme souvent, il pianotait sur son clavier. Nous trois, on somnolait. Benca avait la meilleure place sur le gros coussin, S'Tein et moi sur le tapis. C'était une chouette soirée.
C'est alors que nous l'avons entendu gratter le plancher. J'ai ouvert un œil et de suite, je l'ai vue. Elle dodelinait le long de la bibliothèque. Elle était grasse et pas inquiète pour deux sous! Elle faisait son petit bonhomme de chemin à un mètre à peine de Maître Clyde! C'est alors que lui aussi  l'a entendu gratter le sol et il a tourné la tête.
Il a tourné la tête et il l'a vue. Il l'a vu et il est presque tombé de sa chaise, tant il a eu peur!  C'était pourtant qu'une toute petite souris!!! 

S'Tein était à deux doigts d'éclater de rire, mais Benca lui a fait les gros yeux, (car on ne doit pas rire du maître!)  Mais j'ai bien vu qu'elle se retenait elle même, elle avait des larmes de joie plein les yeux.
Maître Clyde a pesté. Il nous a regardés et là j'ai cru comprendre qu'il aurait aimé que nous soyons des chats. 
La souris était là, elle musardait tranquillement, comme si nous n'étions pas là. Limite qu'elle nous provoquait la petite garce. Nous, on ne bougeait pas. On retenait nos souffles. Alors Maître Clyde s'est repris et il s'est souvenu combien en vrai,  il était courageux. Il a fait face à cette invasion et s'est précipité sur cette coquine de musaraigne. Elle n'était pas très rapide et bien qu'elle ait tenté de sauter  en l'air pour lui échapper, il est parvenu à l'attraper au vol. Il est allé ouvrir une fenêtre et elle a fini la nuit dehors!
Le lendemain à son réveil, Maître Clyde avait compris. il est allé au placard l'a inspecté et a constaté que les derniers bâtonnets de "kinder maxi" avaient disparu et qu'il ne restait  plus que des miettes de  papier-alu dans le carton.
La petite garce en avait mangé au moins deux bâtonnets! Pas étonnant qu'elle était grâce et lente ce soir là! Elle devait être en train de faire une crise de foie!
-"Bien fait pour sa gueule!" a dit Maître Clyde. Il était bougon...
J'ai pas pu m’empêcher. J'ai ri. Mais j'ai eu a coeur de ne pas lui rappeler que je lui avait dit...

E'Clyde TriCanauos, Ambact des placards.







vendredi 24 octobre 2014

7 Cantlos 3886.

A la naissance du septième  jour du mois de Cantlos, moitié sombre  de sa  lunaison de l'année 3886, c'est une soirée heureuse pour moi en notre SenaGoba.
Si une partie de l'après midi, Maître Clyde nous a interdit l'accès à son bureau, à cause du fait que nous avions les pattes mouillées et sales, ce soir naissant nous y sommes admis et c'est bien agréable.
 Depuis le début de l'automne, le bureau est devenu le centre de la maison. C'est là que désormais, on se pose tranquille, les soirs où le patron ne travaille pas. C'est là qu'on écoute passer le temps, pendant que lui égraine les mots sur le clavier de son ordinateur.
Depuis le début de l'automne aussi, Il y a  notre autel. Celui où Clydou a fait offrande d'une de ses précieuses balles. 
C'est l'endroit un peu magique de notre maison. C'est là où Epona, Sucellos et Bélénos habitent.
Cet après midi, Maître Clyde a amené un nouveau bouquet de fleurs et un petit potiron et ce soir, il a allumé une bougie.
Maitre Clyde dit que cela plait aux Dieux. Il dit aussi que parce qu'on pense à eux, ils nous ont un peu à la bonne. 
Il dit que lorsque nous pensons à eux, nous  participons à les réveiller et qu'après un trop long sommeil, ils sont contents de voir que nous ne les avons pas oublié.

Maitre Clyde pense que c'est pour cela qu'ils sont bons pour nous.



 

Benca TriCanauos.

mardi 7 octobre 2014

Je tourne mon dos...




Je tourne mon dos à  celle qui  n’aime pas les forêts.

Je tourne mon dos à celle qui défriche.

Je tourne mon dos à celle qui ne voit dans les arbres que  puissance ténébreuse.

Je tourne mon dos à celle qui a défiguré les esprits des bois et des sources.

Je tourne mon dos à celle  qui a transformé les fées en sorcières.

Je tourne mon dos à celle qui a chassé les elfes, les gnomes et les nains.

Je tourne mon dos à celle qui veut me faire oublier que je suis de ceux de Borée.

Je tourne mon dos à celle qui veut me faire oublier que je suis un Européen.

Je tourne mon dos à celle de l’an mille.

Maitre Clyde.

dimanche 21 septembre 2014

Le jour de Benca.

Aujourd'hui a été un chouette beau jour pour moi.
Dès le matin, Maître Clyde a  dit que ce serait "le jour de Benca", cela voulait dire que ce serait mon jour à moi.
Tôt, il est allé faire les courses et comme c'était "le jour de Benca", il est revenu avec des cadeaux.
Pour nous trois, il y avait de ces os en cuir très durs. S'tein et moi, nous adorons cela. 
Mais pour moi en plus, il y avait un petit pingouin en peluche.  Le patron a dit que c'était pour moi juste, alors ça m'a gonflé le cœur. C'était le" pingouin de Benca"!.
Bien sur, E'Clyde a eu tôt fait de me le voler. Mais cela n'était pas grave. Moi, je sais partager. Maître Clyde a grondé un peu E'Clyde. Moi j'ai souri. Alors il m'a souri lui aussi et il m'a pris dans ses bras.
-"Quatre ans Benca. Te rends tu compte?"
-"Et comment que je m'en rends compte!"
 La journée s'est écoulée tranquille. Nous sommes montés aux oies, nous avons ramassé des noix et des pommes et maître Clyde me regardait avec de la bonté dans ses yeux. Souvent, il me disait:
-"Quatre ans Benca. Te rends tu compte?"
Au repas du soir, il y avait un excellent corned-beef! 
Aujourd'hui a été un chouette beau jour pour moi. C'était "le jour de Benca"! Cela fait quatre ans que je vis désormais à Senos Goba. Je me souviens de ce bel après midi d'automne, comme si c'était hier, car en quelque sorte, il a  été comme le premier jour de ma vie. 
Depuis quatre ans, il n'a pas été un jour, où je n'ai pas remercié Epona, Bélénos et Sucellos, Teutatès, Taranis, Cernunnos et tous les autres de m'avoir fait la grâce de croiser la route de Maître Clyde et de devenir "la princesse jolie "du clan TriCanauos.

Aujourd'hui a été un chouette beau jour pour moi. Mais hier l'a été aussi et demain le sera encore!
La vie est belle!

Ton amie à quatre pattes, qui t'aime, Benca TriCanauos.


samedi 20 septembre 2014

Banshee.



C’est un soupir  de Benca qui m’avait tiré du sommeil. J’ai entrouvert les yeux et je l’ai écouté faire les cents pas, là-bas, dans la  cuisine.

Couché en chien de fusil, mes deux oreillers bloqués dessus mon  bras gauche, je regardais vers la fenêtre.  

Son encadrement sombre s’est illuminé et j’ai vu se dessiner dans le ciel, la silhouette de Magio Billio, notre bel arbre. Je me souviens qu’à cet instant, j’ai ressenti  de la tristesse, car dans ce jeu d’ombres et de lumières, notre beau noyer avait déjà perdu beaucoup de feuilles, signe que l’hiver venait.  

Taranis était donc dessus nos têtes. J’ai compté jusque dix, sans entendre le tonnerre. Taranis était  donc encore loin et peut  être qu’il ne se montrerait pas menaçant.

Les éclairs se succédaient, mais ils étaient lointains.  J’avais beau les compter, aucun n’était suivi du tonnerre. Je me suis donc laissé allé à regarder les lumières, les ombres des arbres et des granges, les nuages qui traversaient le ciel.

J’aurais pu sombrer dans le sommeil. Mais de l’autre côté de la maison, ma chienne qui soupirait  me ramenait chaque fois, à cet état de "presque conscience".



Couché en chien de fusil, mes deux oreillers bloqués dessus mon  bras gauche, je regardais vers la fenêtre.  J’étais à deux doigts de m’endormir.  Les yeux mi-clos,  Je regardais jouer la lumière et les ombres au travers de la vitre. L’orage approchait, pourtant à ce moment, je me sentais bien. Content, d’être là, en cette nuit orageuse. Heureux et rassuré de savoir que si Taranis tonnait, je pourrais toujours sortir du lit pour aller rassurer Benca. Nous étions tous à l’abri, voilà ce qui comptait.

Pendant quelques instants, bercé par ce petit bonheur, mes yeux se sont fermés. C’est un fort éclair qui me les a fait entrouvrir. C’est alors que dans l’encadrement de la fenêtre, devant l’ombre de MagioBillio, je l’ai vu.

J’ai vu ce visage de pierrot lunaire, Il était comme posé sur le rebord de la fenêtre, menton contre la  pierre,  entre deux longues mains fines et blanches qui ressemblaient à des araignées. Il était de l’autre côté de la fenêtre et me regardait dormir. Elle inspectait ma chambre

Sa peau était pâle. Elle était si  luisante,  qu’elle en paraissait transparente. Entre mes yeux mi-clos je ne pouvais croire à ce que je voyais.  J’aurais dû sauter au plafond et attraper la batte de baseball que je gardais au coin du lit. Mais quelque chose me commandait de ne pas bouger d’un cil. Que si je ne le faisais pas, je ne verrais pas le lendemain. Était-ce la sagesse ou la trouille ? A vous de le dire...



Couché en chien de fusil, mes deux oreillers bloqués dessus mon  bras gauche, je regardais cette créature, qui elle aussi me regardait. J’avais les yeux mi-clos, caché dans les ombres des draps, des oreillers et de la chambre. Elle avait le visage ovale,  trop ovale. Elle avait un visage sans ride,  trop sans ride. Elle avait de longues boucles, entre blond et blanc, trop blanches.

Elle avait surtout de grands yeux, dont les iris bleu pâle étaient si clairs, qu’ils en paraissaient comme morts. Son regard n’était que pupilles noires et mauvaises, cerclée de rouge, comme si elle avait pleuré.

Moi, je tentais de rester maître de mon souffle et je restais là, les yeux mi-clos.

Ses pupilles pointues me quittèrent un instant, ils inspectèrent  les châssis et les montants de ma fenêtre.  Mais lorsque ses longues mains vinrent en renfort, alors ses pupilles se retournèrent vers moi, accompagnées d’un  sourire mauvais sur sa bouche sans lèvre. Elle cherchait à entrer… 
Cela m'a terrifié.



Couché en chien de fusil, mes deux oreillers bloqués dessus mon  bras gauche, je regardais vers la fenêtre et ma main s’est crispée. La créature l’a vu et plutôt que de lui faire peur, cela l’a réjoui, c’est du moins ce que j’ai compris en voyant apparaître dans son sourire obscène, un morceau de langue rouge.

Alors tout est devenu clair : « Banshee ! »

Si je la regardais alors  mes cheveux allaient blanchir de peur. J’ai fermé fort mes yeux et je suis resté là sans bouger...

« Par tous les Dieux faites qu’elle ne crie, faites qu’elle ne pleure pas! »




...
...

Un nouvel éclair, celui-ci est plus  puissant! Alors malgré moi, j’entrouvre de nouveau les yeux, (juste un peu). Et soudain retentit le tonnerre ! 
A la cuisine, Benca s’énerve et aboie. 
La créature de la fenêtre semble inquiète et inspecte le dehors. 
Dessus nos têtes, Taranis explose de colère! C’est un nouvel éclair et il est suivi d’une explosion. A la cuisine, Benca est comme folle. Je l’imagine sauter en l’air et atterrir sur le dos de S’Tein, assoupi. 
L’Ambact n’aime pas être ainsi secoué, alors il grogne, il menace et il aboie. 
Ce tintamarre réveille E’Clyde qui lui aussi y va de sa grosse voix, je les entends gueuler à la porte qui donne vers la cour. Elle a peur des chiens! Bons Dieux, que c’est bon d’entendre gueuler le clan !



Couché en chien de fusil, mes deux oreillers bloqués dessus mon  bras gauche, j'ai regardé les yeux mi-clos, vers la fenêtre.  J'ai vu  dans ses pupilles du regret, de la haine et  de la méchanceté. Elle ne souriait plus et ses deux grandes mains blanches ont disparu de mes carreaux. Un instant plus tard, c’est elle qui n’est plus là…

Taranis a encore sonné plusieurs fois trompette à ses éclairs et  Benca a quelque fois soupiré, mais le clan s'est calmé et  bientôt, l’orage s’est éloigné.

Je suis resté longtemps couché en chien de fusil, regardant yeux mi-clos par la fenêtre. Je craignais qu'elle ne soit encore là, cachée au coin du mur, attendant que je bouge et que je croise son regard.

De l'autre côté de la maison, Benca s’est endormie.

J’ai écouté le silence de la nuit longtemps, encore…  Lorsqu’un peu de courage m’est revenu, bâton dans la main, j’ai ouvert la fenêtre de la chambre. j'ai regardé dehors, mais bien sur , il n’y avait plus rien.

 Clyde TriCanauos




PS : Ce soir, le temps est encore à l’orage, il suffit de voir combien « princesse souillon » est énervée. Je sais bien que c’est interdit, mais elle dormira, cette nuit dans ma chambre.

CTC,  Nuit du 20 au 21 septembre 2014

jeudi 18 septembre 2014

Coilos E'clyde Immi.

Coilos Immi! Je suis mince!
C'est du moins le constat qu'aujourd'hui Maître Clyde doit tirer, car nous sommes revenus du docteur des chiens, celui qui fait "des piqures dans le cul".
Je n'aime toujours pas aller chez cet homme là, car il me fait toujours  grimper sur la table, ce qui est interdit et inconfortable et qu'il me palpe toujours l'intimité... 
Comme d'habitude, il faut d'abord monter sur la balance, je m’exécute, je retiens mon souffle  et je vois Maître Clyde sourire, comme il avait souri l'an dernier.
"22 kilos 700!"!
L'an dernier, j'étais  à 24 et l'année d'avant à 27! 

http://tri-canauos.blogspot.fr/2012/08/maroeclyde-immi-je-suis-le-gros-eclyde.html


Le docteur des chiens me félicite et sur le coup, je me sens un peu fier. Cependant çà ne l’empêche pas de me tripoter...

Coilos E'clyde Immi. Je suis E'Clyde le mince!

E'Clyde TriCanauos.

dimanche 7 septembre 2014

Dix petits pourceaux romains.

Dix petits pourceaux romains quittent Nemetakon.
L’un d’entre eux tombe au fossé.
Sa lourde  cuirasse ne lui permet pas de se relever.
Il meurt noyé.
Il n’en reste  plus que neuf.

Neuf petits pourceaux romains traversent la forêt.
L’un d’entre eux est écrasé.
Par un chêne centenaire, ourlé de mousse.
Il meurt broyé.
Il n’en reste plus que huit.

Huit petits pourceaux romains entrent au marais.
L’un d’entre eux est englué.
Par la tourbe humide et les sables mouvants.
Il meurt étouffé.
Il n’en reste plus que sept.

Sept  petits pourceaux romains passent dessus les haies.
L’un d’entre eux reste accroché.
Par des épines et les brindilles, il est saigné.
Il meurt vidé de tout son sang.
Il n’en reste plus que six.

Six petits pourceaux romains se présentent  devant Bononia.
Sur l’un d’entre eux, une pierre chute.
Par un caillou, un peu pointus.
Il meurt choqué.
Il n’en reste plus que cinq.

Cinq  petits pourceaux romains sont sur la plage.
L’un d’entre eux regarde la mer.
Un pan de falaise blanc s’écroule.
Il meurt écrabouillé.
Il n’en reste plus que quatre.

Quatre petits pourceaux romains embarquent pour Britanie.
L’un d’entre eux, tombe à la mer.
à gros bouillons de gorge.
Il meurt noyé.
Il n’en reste plus que trois.

Trois petits pourceaux romains débarquent,
L’un d’entre eux est trop pressé.
l’idiot  saute à l’eau.
Lui aussi meurt noyé.
Il n’en reste que deux.

Deux petits pourceaux romains frigorifiés montent sur la dune.
L’un d’entre eux veut couper du bois,
pour se réchauffer.
Il se coupe et meurt vidé.
Il n’en reste plus qu’un.

Un petit pourceau romain se sent solitaire.
Devant lui, regarde la lande, 

derrière lui la mer.
Il avise un grand pin et s’y pend.
Il n’en reste plus aucun.

Comptine Atrébate.

samedi 6 septembre 2014

Uxellodunum.



Je regarde ma main gauche.
Elle est comme  habitée d’une vie propre.
Elle est brave, elle est droite et moi je suis gauche.
A main droite, un bourreau hilare.
A main gauche, un jeune soldat décomposé.
Je regarde ma main gauche.
Toute ma vie durant, j’ai  pensé qu’elle ne me servait pas ou si peu.
Mais en cet instant ultime, je prends soudainement conscience, que c’est elle qui m’a toujours protégé.
Je regarde ma main gauche.
Au temps de l’enfance, c’est elle, qui parait les coups du père.
Au temps de la guerre, c’est elle, qui tenait ferme mon bouclier.
Je regarde ma main gauche.
Elle est habitée d’une vie propre.
Je regarde ma main gauche.
Au moment de me quitter, elle est brave et droite.
Je regarde ma main gauche.
Elle est droite et moi je suis gauche.
Je regarde ma main gauche.
Mon cœur se sert.
Je regarde ma main gauche.
J’ai peur...
Je regarde ma main gauche.
J’ai mal!
Je n’ai plus de main gauche.
Je gueule :
« Crève César ! » 



lundi 1 septembre 2014

Infidèles.

On pourrait s'excuser en disant que cela n'a duré qu'un été, (comme une amourette). Mais ce serait faux.  Par paresse et par facilité, nous nous sommes montrés infidèles depuis au moins  le début de l'année à notre cher "Senos Goba". (Facebook est tellement plus facile et pratique).
 J'ai lu aujourd'hui que Deruos avait fermé "bronze de la torche". C'est bête à dire, mais çà m'a fait  de la peine. En vrai, j'aurai aimé qu'il ne le fasse pas...
Fermer Senos Goba, l'oublier? Cette simple idée me tord les tripes.Si Facebook est notre vitrine et qu'on y fait les zouaves et les intéressants.  SenosGoba, c'est notre quotidien , c'est notre maison à nous. C'est notre journal de bord.
Senos Goba, c'est notre maison...
Alors avant que ne vienne l'hiver, on va tacher d'ouvrir grand les fenêtres et d'aérer tout cela! Il est temps de mettre fin à sa dormition! 

Maître Clyde, E'Clyde, S'Tein et Benca, Teuta TriCanauos.

paradis perdu.

Le soleil se levait sur la mer, promesse d’une belle journée d’été. C’était le temps de Lug, c’était le temps d’Anna, c’était le temps des moissons.
J’ai vu le très sage marcher d’un pas assuré vers le rebord de la falaise. Il avait revêtu son bel habit blanc.
L’espace d’un instant, j’ai crû que…
J’ai retenu mon souffle.

Le très sage s’est arrêté et  à l’ultime bord de la falaise, il a posé genou. Il ne regardait pas la mer. Il regardait bien plus loin. Il voyait la terre qui se trouvait de l’autre côté, pic gris et caps blancs.
Le très sage regardait  Morinie et derrière elle, Atrébatie perdue.
Son  visage s'est figé. Il s’est fait grave et il a blanchi. 

Alors le temps s’est ralenti et j’ai vu une larme prendre naissance dans le bleu de son œil . Elle a couru le long de sa  joue.
Qu’importe que le vent ait soufflé à cet instant là, car moi, je vous le dis: "J'ai entendu soupirer son cœur".
Ce matin là,  j'ai compris ce qu'était la nostalgie du pays perdu.

L'Atrébate de Bretagne.

dimanche 13 juillet 2014

Offrande d'été aux Dieux.

Au huitième jour du mois d'Equos, à la moitié claire de sa  lunaison, année 3886, Maître Clyde,  comme il était convenu, est monté à L'autel Olaf Roméo. Il était escorté par l'ambactos S'Tein. Pendant ce temps là, Benca et moi, nous contenions les oies dans leur parc.
Il était dit que Maître Clyde ferait aujourd'hui, une offrande de fleurs, de bière, de céréales aux bons Dieux qui prennent soins de notre chère "SenaGoba".
Maître Clyde n'a pas fait de souhaits extraordinaires, sinon la santé et le bonheur sur les têtes de ceux  qui comptent.
Cependant, il a demandé pour nous d'un bel été, sous le soleil. Il faut dire que depuis plusieurs jours, il ne cesse de pleuvoir.
Et bien croyez le si vous le voulez, mais lorsque Maître Clyde a fait cette demande, Bélénos a souri!

E'Clyde TriCanauos.





mardi 24 juin 2014

LauoAlarco (petit cygne)

Aujourd'hui, c'est le quatrième  jour de la lunaison sombre de miđ SimiuiSonna, de l'année 3886 de l’ère de la bataille de la Plaine des Tertres. Ce matin, Maître Clyde s'est levé tôt. Lorsqu'il a ouvert la porte l'air était frais et nous sommes  sortis dans la rosée. La rosée , c'est très agréable sous les pattes. C'est l'été et Bélénos est dessus nos têtes.

Hier. Aussi a été  une bien belle journée, spécialement la fin d'après midi, car pour la  première fois, notre maître a fait sortir les petits cygnes et il les a installés au milieu des grandes herbes de la cour.








 Ça a été un grand bonheur que de les observer! Même si un temps,ils étaient un peu inquiets.

Il est maintenant aux alentours de neuf heures du matin et j'entends les poules qui caquettent de l'autre côté des baraques. Je pense qu'elles se disputent les pondoirs. E'Clyde est comme à son habitude, couché aux pieds du maître. S'Tein et moi, on taquine un peu les chats. 
Les portes et les fenêtres de la maison sont grandes ouvertes et ça sent bon le chèvrefeuille. Maître Clyde a dit que tout à l'heure, lorsque la rosée se sera envolée, il ira tondre le gazon. Peut être bien qu'ensuite, il fera ressortir les petits cygnes?


Ton amie à quatre pattes, Benca TriCanauos. 


dimanche 22 juin 2014

Ibetis Vciv. Andecari Biiete.



Buvez de ceci, vous deviendrez très aimables.

S'Tein, GalatiCoiCunos Toutas MORINion




S'Tein , Chien Gaulois de la tribu des Morins.

Le "PunchGaulois D' STein"

Aujourd'hui, c'est le second  jour de la lunaison sombre de miđ SimiuiSonna, année 3886 de l’ère de la bataille de la Plaine des Tertres. C'est un bien beau dimanche, dont nous avons passé la matinée, à regarder le patron nettoyer la voiture et arracher les mauvaises herbes dans le fossé qui se trouve devant la forge. 
E'Clyde qui était un peu trop curieux s'est fait arroser avec le tuyau d'eau et il s'est sauvé bien vite comme un pauvre bâtard qui aurait été trop rossé.
Moi, par le cul de la vache! J'ai pas peur de l'eau. Maître Clyde avait beau m'arroser, je ne me suis pas enfui. J'ai fait face comme faisant face les chiens de guerre gaulois! Maître Clyde a d’ailleurs dit que j'étais très courageux et j'avoue que cela m'a flatté, d'autant que ça faisait faire son grognon à E'Clyde TriCanauos

Je ne sais trop, si c'est à cause de cet acte de courage, mais en ce début d'après midi Maître Clyde m'a pris à part. Il m'a tendu un doigt humide que j'ai reniflé et cela sentait très, très fort l'alcool...
Personnellement, je n'ai pas goûté. Il a proposé à E'Clyde qui a fait la grimace. Finalement, il l'a proposé à Benca, qui  elle  était partante pour en reprendre une seconde rasade! Elle a beau être petite et délicate, la princesse souillon, c'est une sacrée poivrote! Il faut la voir faire ses gros yeux de vache pleins d'envie dans ces cas là! Celle-ci serait bien capable de siffler du jus de crapaud crevé pour peu que Maître Clyde affirmerait que c'est bon!

Maître Clyde a expliqué que cela s’appelait du rhum et que ça venait de très loin, de pays de l'autre côté de la mer.  Ce rhum, traînait dans le placard depuis un moment.
Un peu plus tôt, après avoir été nourrir les oies, Le patron avait ramassé quelques fraises que les limaces avaient épargnées, ainsi que  les premières framboises  et groseilles qui poussent dans la pâture.

Le patron m'a alors dit qu'avec fruits rouges et rhum, il allait faire un "PunchGaulois" et que ce "PunchGaulois" serait celui de  S'Tein TriCanauos! 
Parce ce que  disait il, le "PunchGaulois"c'est une boisson de costaud et qui prend à la tête.
Je vous dit pas combien j'ai été flatté de cet honneur! Ça m'a touché droit dans mon coeur! 

Du coup, je me suis appliqué à suivre ses travaux d'alchimiste et je suis en mesure de  vous livrer la recette, mais c'est à vos risques et périls, car pour le moment le patron ne l'a pas encore gouté. (Il faut que çà dorme à la cave,  pendant au moins un mois).
Prenez garde, le "PunchGaulois d'S'Tein" çà peut vous rendre fou!





  • 150g de fraises
  • 150g de framboises
  • Quelques groseilles
  • 75cl de rhum
  • 10cl de sirop de sucre de canne
  • Le patron a coupé les fraises en morceaux pour qu'elles entrent dans une bouteille de limonade à clapet. Pour les framboises et les groseilles, pas de soucis, ça rentre facile!
    Voilà le résultat. C'est plutôt joli à regarder ces fruits qui flottent  de façon indolente, dans de la gnôle sucrée.






    Le Maître a dit aussi qu'il y aurait une étiquette à ma gloire, pour coller sur les bouteilles et que si cela était  bon, on engagerait la production!
    Une bouteille d'alcool de fruits juste pour moi... C'est pas donné à tous les chiens de ferme et gardiens de vaches  cet honneur là!

    Ton ami à quatre pattes, S'Tein TriCanauos.

    vendredi 23 mai 2014

    Auiones Iaros? (Les oeufs de poule?)l

    C'est le quinzième et dernier  jour de la lunaison claire de miđ Giamoni, année 3886 de l’ère de la bataille de la Plaine des Tertres. Bien que le temps soit un peu gris, c'est un bel après midi, Maitre Clyde et nous, sommes en vacances pour quelques jours.
    Les vacances ont un pouvoir magique sur notre patron. Elles le rendent heureux et il suffit qu'il y pense, pour que son œil s'illumine.
    Lorsque Maitre Clyde est heureux, il a  envie de le partager avec nous et il  invente toujours plein de petits trucs pour nous faire plaisir. C'est bêta de sa part car, s'il est heureux, nous sommes heureux nous aussi.
    Mais c'est ainsi, lorsqu'il est heureux, il veut partager.
    Cet après midi, il m'a appelé pour que je l'accompagne au poulailler. J'étais un peu étonnée, car nous avions déjà nourri la volaille et les oies. En général, je n'ai pas le droit d'entrer dans les baraques des poules, mais là Maitre Clyde voulait bien que je l'accompagne. Je ne me suis pas faite priée!
    On est allés vers les pondoirs et là, il m'a fait voir la vieille poule rousse.
    Cette poule là, il faut que vous le sachiez, elle n'aime pas beaucoup les chiens. Il faut dire que S'tein et E'Clyde l'avaient "épluché" jadis, alors qu'ils étaient de bêtes chiots. Ils l'avaient laissé pour morte...
    Ceci explique pourquoi, elle nous regardait d'un œil noir...


    Lorsque Maitre Clyde l'a soulevé, j'ai été très surprise de voir qu'elle couvait deux énormes œufs!
    E'Clyde qui nous avait suivi, pensait tout haut: "Qu'elle avait dû avoir mal au cul pour sortir des œufs pareils!"
      S'tein estimait lui qu'il ne pouvait en aucun cas s’agir d’œufs de poules. Selon lui, il s'agissait plutôt de ceux d'un "rhinoféroce" qui serait venu pondre là, comme un coucou.
    Il était donc partant pour les casser.






    Mais avant que  Maitre Clyde n' explique, moi j'avais compris! La vieille poule rousse couvait deux œufs d'oies! Des œufs d'oies pour Benca! Quel bonheur!
    Deux petits cygnes sont donc en devenir, ce qui portera mon troupeau à cinq! Bientôt, il  faudra à Maitre  Clyde un bâton de berger pour que nous les dirigions!


    Ton amie à quatre pattes,
    Benca TriCanauos 
      

    jeudi 15 mai 2014

    la mort du coq.



    CaliacoCommios Edi Maruos.
    Iché Amino CunosE'Clyde Edi Trougos.
    Sagia é Commios.
    Gwéla é Apis éché in Nemesii.




    Le coq Commios est mort.
    Son ami le chien E'Clyde est malheureux.
    Il cherche Commios.
    Il veut le voir dans le ciel.
     



    vendredi 25 avril 2014

    Où es-tu CramaCattos?

    Aujourd'hui, c'est le troisième jour de la lunaison sombre  de miđ Cutios et c'est l' année 3886 de l’ère de la bataille de la Plaine des Tertres. Je suis Druiidos "TriUranca Cattos", du Clan  PimpeCattos, et communément on m'appelle, "chat blanc". En ce jour naissant, cela fera trois jours que CramaCattos n'est pas revenue à la maison. Depuis la nuit dernière nous chats,   en étions  inquiets et depuis ce matin, Maître Clyde et les chiens le sont  aussi. CramaCattos est de nous tous la plus sauvage! Elle explore les alentours au loin, elle extermine les ratons!  Ce soir, j'ai peur qu'il ne lui soit arrivé malheur et je pense que Maître Clyde le craint aussi. Loin de moi, la volonté de nous faire plaindre, mais j'ai parfois sentiment que nous n'intervenons ici que pour des bonheurs ou des malheurs. Que les Dieux te gardent, CramaCattos et qu'ils te ramènent vite à nous. 

    Druiidos, "TriUranca Cattos"

     

    dimanche 20 avril 2014

    Hubert Louis.

    "Après Loos, surtout célèbre par le séjour ordinaire de M. Dubrœucq, il faut signaler HuUuch, dont le vénérable curé, M. Massin, fut, dit-on, poursuivi à coups de pierres par quelques garnements du village. Mais, arrivés à l'extrémité, ils furent, parait-il vigoureusement arrêtés par un brave chasseur de Wingles, nommé Hubert-Louis Lamour, qui leur dit : « Si vous faites encore un pas, je tire.» Ils rebroussèrent chemin incontinent, et le fugitif eut le temps de gagner Lens".
     
    Sources: "Le clergé du diocèse d'Arras, Boulogne et Saint-Omer pendant la Révolution (1789-1802)"


    Hubert Louis, "brave chasseur de Wingles", ce dimanche de Pâques ne me semblait pas être un  mauvais jour pour créer un lien entre toi et moi.
    Mon petit doigt me dit qu'on se recroisera ici ou ailleurs...

    F. Lamour

    dimanche 13 avril 2014

    Charlemagne, père de tous les Français.


    Regardez celui-ci!
    Regardez son long nez fin et un tantinet bossu.  
    Rasez lui la barbe et ne lui laissez que moustache et bouc.
    Enlevez lui sa couronne, son manteau de velours,ses pierreries précieuses et son sceptre.
    Mettez lui sur le dos, un vieux pullover mité et une vieille pelisse militaire avec à ses revers une ou deux fibules gauloises.
    Regardez cleui-là!
    Il ressemblerait alors comme deux gouttes d'eau à Maître Clyde!

    Jusqu'à présent, dans notre clan Gallo-Canin, princesse Benca était la seule à avoir un  pédigrée aristocratique. Désormais, c'est le cas aussi de Maître Clyde, puisqu'il vient de se trouver une parenté avec"Carolus Magnus". Comme neuf Français sur dix, notre bon patron, descendant donc de l'empereur à la barbe fleurie! Vous vous doutez bien qu'il en tire gloriole!
    Du coup, moi je m'interroge...  Nous nous savons au plus profond de nous des  Gaulois et la généalogie le prouvera un jour. Cependant là, nous nous découvrons Francs!  Tout cela est bien énigmatique...

    Mais qu'importe, si Maître Clyde est Charlemagne à la barbe fleurie,   alors moi, je suis Roland de Roncevaux et E'Clyde est le chevalier Olivier. Qu'importe que face à nous, il soit question de  milliers de Sarrassins.  Je ne soufflerais pas dans l'Olifant.  Nous ferons face sans risquer d'exposer notre maître. 
    Mes dents se nommeront "Durantal". Celles d'E'Clyde, "Hauteclaire".

    S'Tein "Le preux" TriCanauos.  


    "Roland est vaillant et Olivier est sage :
    tous deux sont de merveilleux vassaux.
    Une fois sur leurs chevaux et en armes,
    jamais, dussent ils mourir, ils n’esquiveront la bataille."

    Un dimanche sous le soleil.

    Aujourd'hui, alors que naît  le sixième jour de la lunaison claire  de miđ Ogronn de l' année 3886 de l’ère de la bataille de la Plaine des Tertres, c'est un beau dimanche qui se termine. Ce beau  dimanche là, était au milieu d'une semaine de vacances pour Maître Clyde. S'il était prévu qu'il bulle, Bélénos était dessus nos têtes, alors le maître est sorti et nous avons passé tous ensemble, notre après midi dehors.  S'Tein, E'Clyde et moi siestant qui à l'ombre, qui en plein soleil et  Maître Clyde rentrant du bois.



    Rentrer du bois est l'occupation du moment pour notre maitre. Ce ne sont pas moins de vingt stères qu'il  déplaçait cet après midi, de la forge vers  les granges. Moi, à l'ombre des arbustes,  je le regardais faire et je me disais que le pauvre avait vraiment une "pauvre vie d'humain" et que dans ce monde difficile il était finalement bon d'être un chien. S'Tein chassait les mouches et E'Clyde se roulait dans la poussière.
    J'aime beaucoup l'odeur du bois fraichement coupé. Maître Clyde dit que nous ne pourrons pas le bruler avant deux hivers. C'est dire que nous aurons du temps pour aller le renifler encore.



    Si les jours sont bien beaux sur notre Senos Goba, les soirées sont encore un peu fraiche. Alors on brule du bois sec dans la cheminée. La tomette est chaude sous les pattes.
    Ce soir, nous avons encore trois jours de vacances devant nous. Trois jours sans que le maître ne doive nous quitter pour  "aller à la mine de sel" et sans que nous, nous  ne devions garder la ferme durant les nuits où il est absent.

    C'est une chouette nuit que cette nuit-ci.

    Ton amie à quatre pattes, Benca TriCanauos.

    dimanche 23 mars 2014

    Clyde Eiorou. ( Clyde a dédié)

    Clyde TriCanauos, Totios Atrébati,  Eiorou Matres Samarae Eti Celta Deuos, IndasBlatones.


    "Clyde des trois jeunes chiens, de la tribu des atrébates, a dédié à mère Samara et aux dieux celtes, ces fleurs".

    lundi 17 mars 2014

    UluanGranon (La balle des grains)

    Remos Reda
    Ne Amcomni UluanGranon
    Canecos Marcat In MetliVolti.





    "Aller de l'avant.
    Ne pas oublier la balle des grains.
    L'or chevauche dans la moisson chevelue."


    Jean Paul Savignac.