dimanche 13 avril 2014

Un dimanche sous le soleil.

Aujourd'hui, alors que naît  le sixième jour de la lunaison claire  de miđ Ogronn de l' année 3886 de l’ère de la bataille de la Plaine des Tertres, c'est un beau dimanche qui se termine. Ce beau  dimanche là, était au milieu d'une semaine de vacances pour Maître Clyde. S'il était prévu qu'il bulle, Bélénos était dessus nos têtes, alors le maître est sorti et nous avons passé tous ensemble, notre après midi dehors.  S'Tein, E'Clyde et moi siestant qui à l'ombre, qui en plein soleil et  Maître Clyde rentrant du bois.



Rentrer du bois est l'occupation du moment pour notre maitre. Ce ne sont pas moins de vingt stères qu'il  déplaçait cet après midi, de la forge vers  les granges. Moi, à l'ombre des arbustes,  je le regardais faire et je me disais que le pauvre avait vraiment une "pauvre vie d'humain" et que dans ce monde difficile il était finalement bon d'être un chien. S'Tein chassait les mouches et E'Clyde se roulait dans la poussière.
J'aime beaucoup l'odeur du bois fraichement coupé. Maître Clyde dit que nous ne pourrons pas le bruler avant deux hivers. C'est dire que nous aurons du temps pour aller le renifler encore.



Si les jours sont bien beaux sur notre Senos Goba, les soirées sont encore un peu fraiche. Alors on brule du bois sec dans la cheminée. La tomette est chaude sous les pattes.
Ce soir, nous avons encore trois jours de vacances devant nous. Trois jours sans que le maître ne doive nous quitter pour  "aller à la mine de sel" et sans que nous, nous  ne devions garder la ferme durant les nuits où il est absent.

C'est une chouette nuit que cette nuit-ci.

Ton amie à quatre pattes, Benca TriCanauos.

dimanche 23 mars 2014

Clyde Eiorou. ( Clyde a dédié)

Clyde TriCanauos, Totios Atrébati,  Eiorou Matres Samarae Eti Celta Deuos, IndasBlatones.


"Clyde des trois jeunes chiens, de la tribu des atrébates, a dédié à mère Samara et aux dieux celtes, ces fleurs".

lundi 17 mars 2014

UluanGranon (La balle des grains)

Remos Reda
Ne Amcomni UluanGranon
Canecos Marcat In MetliVolti.





"Aller de l'avant.
Ne pas oublier la balle des grains.
L'or chevauche dans la moisson chevelue."


Jean Paul Savignac.

dimanche 9 mars 2014

Louis Pierre.

Hier, je vous parlais de Louis Pierre, celui  qui s'appliquait à signer les actes qui lui étaient présentés. Sa vie durant, il en a signé beaucoup, des actes heureux et  aussi beaucoup d'actes tristes. 
Il est assez effrayant de voir combien d'enfants mouraient durant les jours qui suivaient leur naissance.  Louis Pierre a enterré beaucoup d'entre-eux. Il devait  s'y être habitué, j'imagine. 
En ces temps là, un enfant qui mourait tôt, était finalement vite oublié...
Ainsi dans ces actes, j'ai croisé une fillette morte née, baptisée sur le fil par un chirurgien, mais dont on avait oublié de noter le prénom, occupés qu'ils étaient par sa sœur jumelle Marie Thérèse. (Laquelle la suivait pourtant dans la tombe quelques jours plus tard...) 
Avec mon regard d'homme actuel, j'ai trouvé que c'était cruel et glauque. Pourtant, je suis pas des plus délicats...
 "Bon an, mal an", Louis Pierre  subissait et il vivait. signant acte de mariage ici, acte de naissance là!  Le voyant continuer à signer à tant de noces, je n'étais pas loin de me dire que ce type là, ne devait pas avoir beaucoup de cœur. 
Jusqu'à ce que je tombe sur  cet acte ci.




C'était le 03 Juillet 1755 et  Louis Pierre enterrait un de ses fils prénommé André. André n'avait  que  sept ans, c'était encore un tout petit garçon, mais il avait pris de la place...
 Allez savoir pourquoi, ce jour là, Louis Pierre n'a pas su signer... On trouve une croix à la place de son nom.
J'idéalise peut être, mais tant pis. J'aime à croire que c'est parce qu'il avait trop de chagrin. J'imagine que ce jour là, il avait le cœur trop gros, pour s'appliquer...

Clyde TriCanauos.

Pour la  petite fille morte sans qu'on relève son prénom.
"Anata UimpiUinda Imsi Bituma." 
(La belle âme blanche est éternelle)

samedi 8 mars 2014

Chien celte.

Vaillant à la chasse comme à la bataille.
J’étais Uertragos, Segusi, j’étais chien de guerre morin.
En moi, coulait le sang de celui de Cullan.
J’étais de la garde antique de Bituit.
Fidèle jusqu’à la mort.
J’ai tenu tête aux dogues d’Epîre.
J’étais fils de Luern et sans doute fils d’Argos.
Dans cette ancienne vie, le nom de mon maître était AdCanaunos.

'Stein TriCanauos

Kernunnos

Avant que ne vienne le temps de l’hiver.
Je marcherai vers le nord, torque d’or autour du cou.
J’irai au devant du très ancien.
Avant que ne vienne le temps du gel.
Je marcherai vers le nord, torque d’or à la main.
J’irai trouver le père.
Avant que ne vienne le temps des frimas.
Je marcherai vers le nord, torque d’or au cœur.
Je saluerai le Dieu cornu.
Avant que ne vienne le temps de la vieillesse.
Je marcherai vers le nord, torque d’or à ses bois.
Je dédierai à Kernunnos.

Poème atrébate.

vendredi 7 mars 2014

LAMOUR (LUBIOS)

C'est le treizième jour de la lunaison sombre de miđ Anagantio, année 3886 de l’ère de la bataille de la Plaine des Tertres.
Je viens de passer deux heures à consulter les archives départementales pour retrouver la trace de mes ancêtres. Ce soir, j'étais  sur la période qui court de 1737 à 1754 et je les y ai trouvés.
D'abord Dominique, décédé en 1750 et qui était né vers 1675. Puis surtout l'un de ses fils, Pierre Louis, qui semble être le premier à s'être appliqué à signer de son nom, comme sur le certificat de décès de son père. Il y a aussi les autres, frères, sœurs, épouses et filles et fils.

En ces temps là, la vie était rythmée par les saisons, le travail aux champs, le temps des  moissons.  On écoutait les cloches de l'église distiller le temps. On écoutait les Laudes, les Vêpres et lorsque le sommeil nous fuyait, on entendait encore sonner les Matines. 

De 1737 à 1754, il n'est pas une année sans qu'on ne naisse, qu'on ne se marie ou qu'on meure. Il ne s'est pas passée une année, sans que l'on s'endimanche ou qu'on s'habille de noir pour aller signer les registres du Roy,  du nom ou de la marque de "Lamour".

Ainsi va la vie. Ainsi allait votre vie que j'ai  vu s'écouler devant mes yeux, en moins de deux heures. 
Dit ainsi, cela pourrait sembler  un peu triste.  Mais  en vérité, ce ne l'est pas du tout. Car ce soir, qu'importe que  dix générations nous séparent. Moi, j'ai pensé à vous! Ce soir, les siècles écoulés n'y ont rien pu, moi  je me suis souvenu de vos noms!  J'ai eu un pincement au cœur devant ton certificat de Décès Dominique et de l'émotion devant ta signature,  Louis Pierre. 
Ce soir, vous êtes toujours présents.



  
"Gardez sur moi, mes aïeuls,  un regard aimant. Soyez  s'il vous plait, guides, gardiens et protecteurs".

F.LAMOUR. (Dit Clyde TriCanauos)

samedi 8 février 2014

Epona.


Je t’attendais.
Je t’ai toujours servie sans tricherie.
Je t’ai toujours servie humblement.
A chaque instant de ma vie.

Je veux courir avec toi, Epona. Courir les landes, les bois et les plaines.
Je veux courir avec toi, Epona. Courir vers le couchant, à en perdre haleine.
Si le temps est venu de partir vers les îles de l’autre monde.
Je n’ai pas peur, car tu es avec moi.

Tu parais.
A tes cotés, une jument baie.
A tes pieds, un chiot.
Sur ton épaule, un oiseau.

Je veux courir avec toi, Epona. Courir les landes, les bois et les plaines.
Je veux courir avec toi, Epona. Courir vers le couchant, à en perdre haleine.
Si le temps est venu de partir vers les îles de l’autre monde.
Je n’ai pas peur, car tu es avec moi.

Je t’attendais et tu parais.
Si j’ai à la main gauche, mon bouclier.
Mon épée est restée au fourreau.
Dans ma main droite, une pomme.

Je veux courir avec toi, Epona. Courir les landes, les bois et les plaines.
Je veux courir avec toi, Epona. Courir vers le couchant, à en perdre haleine.
Si le temps est venu de partir vers les îles de l’autre monde.
Je n’ai pas peur, car tu es avec moi.

Tu parais, je t’attendais.
Crois moi, je n’ai pas peur!
Mais j’ai le cœur gros, car je laisse derrière moi,
Et mon cheval bai et mon chien et mes oiseaux.

Mais le temps est venu pour moi.
De courir avec toi, Epona ! De courir les landes, les bois et les plaines!
De courir avec toi, Epona ! De courir vers le couchant, à en perdre haleine!
Le temps est venu de partir vers les îles de l’autre monde!.

Je n’ai plus peur, Je te le jure!
Je n'ai plus peur, car tu es avec moi, Epona !

dimanche 2 février 2014

Genimalacta.

Aujourd'hui c'est dixième jour de la lunaison sombre de miđ Riuros, de l'année 3886 de l’ère de la bataille de la Plaine des Tertres. Ce jour est né sur un fin croissant de lune.
C’est un jour de célébration, celui de Genimalacta.

Nous t’attendions depuis la nuit des mystères,
Depuis le temps du rêve sombre.
Tu es né et le verbe s’est fait lumière.
Ô Bélénos, roi de tous les clans de Celtie.
Admirable, royal et divin…

Ta lumière chasse la peur, la maladie et la disette.
Ton rayon est chance, richesse et promesse…
Aurore après aurore, d’une longue vie à voir se lever le soleil.
Ô Bélénos, roi de tous les clans de Celtie.
Admirable, royal et divin…

Sois le bienvenu, Bélénos.
Vois l’hommage, la vénération et l’amour
Qu’ont pour toi
Et les rois et les peuples de Celtie.
Ô Bélénos, roi de tous les clans de Celtie.
Admirable, royal et divin…

vendredi 31 janvier 2014

A une charogne. (C'est pas du Baudelaire).

Fier à bras, tu argumenteras d’abord de la responsabilité de la société.
Inquiet, tu avanceras la pauvreté de ton éducation.
Couinant, tu mettras en avant ton physique disgracieux.
Par la société, par ton éducation et par la nature, tu tenteras de te dédouaner.
Parce que tu es fait ainsi.
Parce qu'on t' as éduqué ainsi.
Parce qu'on t'as conforté ainsi.
La vérité, c'est que tu es un sous homme.
Tu es une erreur de la nature, un bubon pesteux, un cancer.
Puisse un "greffier teigneux" te labourer la gueule, te crever les yeux et dans la douleur te faire basculer par dessus le mur que ta pauvre existence a prétention d’empêcher de tomber.
Chute sur ta vilaine tête et crève , Charogne!


https://secure.avaaz.org/fr/petition/Mme_Taubira_et_Mr_Valls_une_condamnation_exemplaire/?tKMFjdb