Au huitième jour du mois d'Equos, à la moitié claire de sa lunaison, année 3886, Maître Clyde, comme il était convenu, est monté à L'autel Olaf Roméo. Il était escorté par l'ambactos S'Tein. Pendant ce temps là, Benca et moi, nous contenions les oies dans leur parc.
Il était dit que Maître Clyde ferait aujourd'hui, une offrande de fleurs, de bière, de céréales aux bons Dieux qui prennent soins de notre chère "SenaGoba".
Maître Clyde n'a pas fait de souhaits extraordinaires, sinon la santé et le bonheur sur les têtes de ceux qui comptent.
Cependant, il a demandé pour nous d'un bel été, sous le soleil. Il faut dire que depuis plusieurs jours, il ne cesse de pleuvoir.
Et bien croyez le si vous le voulez, mais lorsque Maître Clyde a fait cette demande, Bélénos a souri!
E'Clyde TriCanauos.
Affichage des articles dont le libellé est Epona. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Epona. Afficher tous les articles
dimanche 13 juillet 2014
samedi 8 février 2014
Epona.
Je t’attendais.
Je t’ai toujours servie sans tricherie.
Je t’ai toujours servie humblement.
A chaque instant de ma vie.
Je veux courir avec toi, Epona. Courir les landes, les bois et les plaines.
Je veux courir avec toi, Epona. Courir vers le couchant, à en perdre haleine.
Si le temps est venu de partir vers les îles de l’autre monde.
Je n’ai pas peur, car tu es avec moi.
Tu parais.
A tes cotés, une jument baie.
A tes pieds, un chiot.
Sur ton épaule, un oiseau.
Je veux courir avec toi, Epona. Courir les landes, les bois et les plaines.
Je veux courir avec toi, Epona. Courir vers le couchant, à en perdre haleine.
Si le temps est venu de partir vers les îles de l’autre monde.
Je n’ai pas peur, car tu es avec moi.
Je t’attendais et tu parais.
Si j’ai à la main gauche, mon bouclier.
Mon épée est restée au fourreau.
Dans ma main droite, une pomme.
Je veux courir avec toi, Epona. Courir les landes, les bois et les plaines.
Je veux courir avec toi, Epona. Courir vers le couchant, à en perdre haleine.
Si le temps est venu de partir vers les îles de l’autre monde.
Je n’ai pas peur, car tu es avec moi.
Tu parais, je t’attendais.
Crois moi, je n’ai pas peur!
Mais j’ai le cœur gros, car je laisse derrière moi,
Et mon cheval bai et mon chien et mes oiseaux.
Mais le temps est venu pour moi.
De courir avec toi, Epona ! De courir les landes, les bois et les plaines!
De courir avec toi, Epona ! De courir vers le couchant, à en perdre haleine!
Le temps est venu de partir vers les îles de l’autre monde!.
Je n’ai plus peur, Je te le jure!
Je n'ai plus peur, car tu es avec moi, Epona !
samedi 29 septembre 2012
Ateberta Ad Epona ( offrande à Epona)
Aujourd'hui nous sommes le septième jour du mið Cantlos de l’année 3884, de l’ère de Magos Turatiom. C'est aussi le jour de saint Michel qui est sans doute le plus Celte des saints catholiques. Cet archange de lumière, c'est lug, c'est Grannos & Belenos. Nous le savons très bien. Mais mon propos n'est pas de vous parler de cela.
Aujourd'hui, maitre Clyde ne travaille pas et bien que le temps soit plutôt doux, il a malgré tout rallumé le feu. Car ce soir, nous allons sacrifier à Epona! Il faut dire que cela faisait longtemps que nous ne l'avions fait!
Le maitre m'a fait un grand honneur car c'est moi qui ai officié dans la présentation de l'offrande. Je n'en suis pas peu fier.
Pour Epona, outre un petit mot, nous allons donc lui offrir les dernières fleurs jaunes du jardin et les premières noix de "MagioBilio". Nous y joindrons aussi notre buche des souhaits sur laquelle maitre Clyde à spécialement écrit pour nous "Ouio- Rix", ce qui veut dire quelque chose comme "richesse en moutons".
C'est chouette de sa part et je suis certain que cela va droit au cœur de Dame Benca. Cependant, j'ajouterais bien aussi, si vous me le permettez "Balua-Rix"! Richesse en baballes!
Ton ami à quatre pattes, E'Clyde TriCanauos
Ps:
Pendant que je vous parlais de nous, Maitre Clyde est allé réécrire quelque chose sur notre buche à souhaits...
Je vous le dis. Je suis touché droit dans mon cœur!
E'Clyde.
Ps 2: Le petit bol avec des croutons de pain sec, c'est pour le cheval d'Epona.
Aujourd'hui, maitre Clyde ne travaille pas et bien que le temps soit plutôt doux, il a malgré tout rallumé le feu. Car ce soir, nous allons sacrifier à Epona! Il faut dire que cela faisait longtemps que nous ne l'avions fait!
Le maitre m'a fait un grand honneur car c'est moi qui ai officié dans la présentation de l'offrande. Je n'en suis pas peu fier.
Pour Epona, outre un petit mot, nous allons donc lui offrir les dernières fleurs jaunes du jardin et les premières noix de "MagioBilio". Nous y joindrons aussi notre buche des souhaits sur laquelle maitre Clyde à spécialement écrit pour nous "Ouio- Rix", ce qui veut dire quelque chose comme "richesse en moutons".
C'est chouette de sa part et je suis certain que cela va droit au cœur de Dame Benca. Cependant, j'ajouterais bien aussi, si vous me le permettez "Balua-Rix"! Richesse en baballes!
Ton ami à quatre pattes, E'Clyde TriCanauos
Ps:
Pendant que je vous parlais de nous, Maitre Clyde est allé réécrire quelque chose sur notre buche à souhaits...
Je vous le dis. Je suis touché droit dans mon cœur!
E'Clyde.
Ps 2: Le petit bol avec des croutons de pain sec, c'est pour le cheval d'Epona.
dimanche 22 juillet 2012
Le bol d'Epona.
Aujourd'hui, maitre Clyde bien qu'il ait travaillé la nuit dernière s'est levé plutôt tôt et il nous a abandonnés Benca, Einstein et moi, pour se rendre à Azincourt faire son marché médiéval...
A son retour, nous étions heureux et lui aussi, car il avait trouvé disait il, un bol pour Epona! Il voulait absolument nous le montrer. Benca et Einstein s'en fichaient un petit peu, ( ils voulaient surtout sortir pisser et voir les poules). Moi comme je suis bien éduqué, je m'y suis intéréssé, mais j'avoue que lorsque je l'ai vu ce bol, J'ai pensé "bof"... D'autant que plus qu'un bol, j'aurais préféré une balle. Je suis sur qu'Epona doit aussi aimer jouer à la balle de temps en temps!
Puisqu'on demande à Epona de protéger notre clan. Moi, je pense que Maitre Clyde aurait pu trouvé mieux que ce pot tout mal foutu. Mais bon, il dit que c'est une reproduction celte. Un pot tout moche du temps où les bipèdes pensaient souvent à Epona, à Teutatès, à Belénos et Sucellos. Alors peut être qu'il ne voulait pas simplement la brusquer...
Du coup, j'ai fait comme si ce pot était une bonne idée. Je me suis appliqué. Mais je crois que le maitre ne m'a pas cru... Il a mis dedans deux poignées d'avoine et il a dit qu'à défaut d'offrande à notre protectrice. Peut être qu'elle sera contente de le donnera à son cheval. (il aura pas beaucoup à manger avec juste deux poignées, le pauvre.)
Je reste dubitatif...
E'Clyde TriCanauos.
A son retour, nous étions heureux et lui aussi, car il avait trouvé disait il, un bol pour Epona! Il voulait absolument nous le montrer. Benca et Einstein s'en fichaient un petit peu, ( ils voulaient surtout sortir pisser et voir les poules). Moi comme je suis bien éduqué, je m'y suis intéréssé, mais j'avoue que lorsque je l'ai vu ce bol, J'ai pensé "bof"... D'autant que plus qu'un bol, j'aurais préféré une balle. Je suis sur qu'Epona doit aussi aimer jouer à la balle de temps en temps!
Puisqu'on demande à Epona de protéger notre clan. Moi, je pense que Maitre Clyde aurait pu trouvé mieux que ce pot tout mal foutu. Mais bon, il dit que c'est une reproduction celte. Un pot tout moche du temps où les bipèdes pensaient souvent à Epona, à Teutatès, à Belénos et Sucellos. Alors peut être qu'il ne voulait pas simplement la brusquer...
Du coup, j'ai fait comme si ce pot était une bonne idée. Je me suis appliqué. Mais je crois que le maitre ne m'a pas cru... Il a mis dedans deux poignées d'avoine et il a dit qu'à défaut d'offrande à notre protectrice. Peut être qu'elle sera contente de le donnera à son cheval. (il aura pas beaucoup à manger avec juste deux poignées, le pauvre.)
Je reste dubitatif...
E'Clyde TriCanauos.
samedi 3 mars 2012
L'Atrébate.
Le jour se lève sur un beau matin de fin d'été et j'entends chanter l'alouette. Tout est calme désormais. Je suis couché sur l'herbe verte et sur mes doigts, trottine une coccinelle à sept points, souvenir de mon enfance dans mes chères vallées de l’ouest de l'Atrébatie. La rosée perle sur mon visage et je lui en suis grès. Elle dissimule mes larmes . Je suis prêt et je t'attends...
Je suis venu ici chevauchant dans l'ombre de Commios, mon roi. Tous sommes venus de très loin, Atrébates et Morins, pour porter assistance à l'armée de l'Arverne.. Car nous partagions pour la première fois peut être, un idéal commun. Celui de la liberté pour tous les clans Celtes, la liberté pour la Gaule.
J'ai beaucoup combattu déjà. Je suis monté à l'assaut de la Sabis, où il s'en est fallu de si peu pour que les choses soient différentes et qu'à l'égal des Teutons ou des Cimbres, que nos vaillants ancêtres avaient si souvent repoussés,. les Romains aussi eurent été défaits.
Mon cœur s'est gonflé à en exploser pour la première fois, ce jour là. Et tant pis, si à la fin le malheur et la défaite avaient pris le dessus. J'étais alors "un homme" se battant avec ses pairs, pour la gloire de son peuple. Sur la Sabis, tu étais avec moi...
..."Mais les dieux sont parfois cruels... Peut être que trop sur de nous, nous ne les avons pas correctement honorés. Mais je sais que ce n'est pas le cas pour toi! Car tu étais dans mon cœur si gros!"...
La paix de Rome est venue. Je suis rentré chez nous et je l'avoue, j'ai longtemps détesté Commios, notre roi pour l'avoir acceptée. Mais je ne suis pas si sot que çà et finalement, j'ai compris que là, où je voyais de la forfaiture. il était juste question d'intelligence. Notre Roi nous avait permis de ne pas avoir à livrer les nôtres en otage, de ne pas être écrasé par les impôts de l'empire. Il a surtout fait en sorte que les Atrébates et les Morins ne soient pas effacés d'un souffle de la surface de la terre par cet adversaire si belliqueux.
De mauvaises langues au "pays du sanctuaire" disaient que j'étais aussi teigneux qu'un Nervien. Ils n'avaient pas vraiment tort, car lorsque Commios a sonné le rappel. J'ai été le premier à y répondre!
Nous avons chevauché vers le sud. C'était un bel été, tout à la gloire de Bélénos. Nous avons quitté nos terres brumeuses, nos forêts et nos étangs pour traverser des coins de verdures où chantent les rivières. Nous avons compris alors pourquoi ces clans du sud étaient bien moins rudes que nous. La vie semblait bien douce ici. Nous aurions pu être envieux. Mais ces doux paysages ne sont rien à côté de la beauté des forêts d'Atrébatie, ou de la vaste mer grise qui borde la Morinie, à juste une journée de marche de ma ferme. La beauté vraie est là haut!.
Nous sommes arrivés devant le plateau d'Alésia, aux derniers jours de l'été. Déjà, les feuilles des arbres prenaient des couleurs pourpres et or qui n'étaient pas sans nous rappeler nos terres. Pour la première fois de ma vie, j'ai ressenti de la nostalgie.Peut être était-ce un présage?
C'était encore la nuit, lorsque les Carnyx, nos trompes de guerre ont sonné le temps de la bataille. J'ai chevauché notre jument et je suis monté à l'assaut de Rome, ma lance à la main. Tous, nous hurlions notre amour pour Teutatès et lorsque de l'autre côté des fortifications des petits hommes bruns, nos frères nous ont répondu. Mon cœur s'est gonflé à en exploser, pour la seconde fois de ma vie.
Nous hurlions tous notre amour pour Toutatès, mais mon cœur énorme ne battait que pour toi!
J'ai chargé en hurlant à nos frères de l'autre côté de faire de même. La clameur qui s'élevait de notre camp a trouvé réponse de l'autre côté. ils ont crié plus fort que nous encore et je le dis bien haut, si nos dieux ne nous ont pas entendu ce matin là. C'est qu'ils étaient bien partisans... C'était là leur choix...
Je suis monté à l'assaut, en criant ton nom!. J'ai transpercé plusieurs de ces petits hommes bruns et j'ai gouté leur panique.Je n'ai pas failli! Aucun d'entre nous n'a failli!
La cavalerie Atrébate a porté haut la gloire et l'honneur de nos clans et personne après ce jour, n'aura plus jamais l'audace de dire que nous ne ne sommes que de pauvres paysans! Jamais plus!
Mais ces lâches ont transpercé de leurs lances le cœur d'Eponila, ma jument et elle est tombée. J'ai roulé sur le sol. Je n'ai pas eu le temps de me relever que deux dagues me transperçaient le corps. Je n'ai presque pas ressenti la douleur, tant il m'importait de montrer à ces rats comment un Belge sait mourir. Je suis parti dans la mort en hurlant ton nom! M'as tu entendu? Sais tu que j'ai emmené avec moi ces deux petits hommes bruns? Que dans un grand éclat de rire, je me voyais déjà t'offrir leurs têtes?
Je suis mort, mais j'en suis revenu...
Le jour se lève sur un beau matin d'été. Tout est calme désormais et j'entends chanter l'alouette comme un heureux présage. Sur les doigts de cette main, de ce bras que je ne peux désormais plus bouger, trottine une coccinelle à sept points, souvenir de mon enfance dans mes chères vallées de l’ouest de l'Atrébatie. La rosée perle toujours sur mon visage et je lui en suis grès car elle dissimule mes larmes.
Je n'ai aucun regret, sinon peu être de n'avoir pu serrer la main dans cette vie, d'un Arverne chevelu... C'est un beau jour pour mourir.
Je te vois venir à moi et pour la dernière fois, mon cœur se gonfle à en exploser! Emmène moi chevaucher vers le monde des dieux et des héros. S'il te plait, parle leur de moi pour qu'ils m'ouvrent les portes de "la terre des vivants."
Je suis prêt Epona et je t'attends...
Je suis prêt et je crie ton nom!.
Je suis venu ici chevauchant dans l'ombre de Commios, mon roi. Tous sommes venus de très loin, Atrébates et Morins, pour porter assistance à l'armée de l'Arverne.. Car nous partagions pour la première fois peut être, un idéal commun. Celui de la liberté pour tous les clans Celtes, la liberté pour la Gaule.
J'ai beaucoup combattu déjà. Je suis monté à l'assaut de la Sabis, où il s'en est fallu de si peu pour que les choses soient différentes et qu'à l'égal des Teutons ou des Cimbres, que nos vaillants ancêtres avaient si souvent repoussés,. les Romains aussi eurent été défaits.
Mon cœur s'est gonflé à en exploser pour la première fois, ce jour là. Et tant pis, si à la fin le malheur et la défaite avaient pris le dessus. J'étais alors "un homme" se battant avec ses pairs, pour la gloire de son peuple. Sur la Sabis, tu étais avec moi...
..."Mais les dieux sont parfois cruels... Peut être que trop sur de nous, nous ne les avons pas correctement honorés. Mais je sais que ce n'est pas le cas pour toi! Car tu étais dans mon cœur si gros!"...
La paix de Rome est venue. Je suis rentré chez nous et je l'avoue, j'ai longtemps détesté Commios, notre roi pour l'avoir acceptée. Mais je ne suis pas si sot que çà et finalement, j'ai compris que là, où je voyais de la forfaiture. il était juste question d'intelligence. Notre Roi nous avait permis de ne pas avoir à livrer les nôtres en otage, de ne pas être écrasé par les impôts de l'empire. Il a surtout fait en sorte que les Atrébates et les Morins ne soient pas effacés d'un souffle de la surface de la terre par cet adversaire si belliqueux.
De mauvaises langues au "pays du sanctuaire" disaient que j'étais aussi teigneux qu'un Nervien. Ils n'avaient pas vraiment tort, car lorsque Commios a sonné le rappel. J'ai été le premier à y répondre!
Nous avons chevauché vers le sud. C'était un bel été, tout à la gloire de Bélénos. Nous avons quitté nos terres brumeuses, nos forêts et nos étangs pour traverser des coins de verdures où chantent les rivières. Nous avons compris alors pourquoi ces clans du sud étaient bien moins rudes que nous. La vie semblait bien douce ici. Nous aurions pu être envieux. Mais ces doux paysages ne sont rien à côté de la beauté des forêts d'Atrébatie, ou de la vaste mer grise qui borde la Morinie, à juste une journée de marche de ma ferme. La beauté vraie est là haut!.
Nous sommes arrivés devant le plateau d'Alésia, aux derniers jours de l'été. Déjà, les feuilles des arbres prenaient des couleurs pourpres et or qui n'étaient pas sans nous rappeler nos terres. Pour la première fois de ma vie, j'ai ressenti de la nostalgie.Peut être était-ce un présage?
C'était encore la nuit, lorsque les Carnyx, nos trompes de guerre ont sonné le temps de la bataille. J'ai chevauché notre jument et je suis monté à l'assaut de Rome, ma lance à la main. Tous, nous hurlions notre amour pour Teutatès et lorsque de l'autre côté des fortifications des petits hommes bruns, nos frères nous ont répondu. Mon cœur s'est gonflé à en exploser, pour la seconde fois de ma vie.
Nous hurlions tous notre amour pour Toutatès, mais mon cœur énorme ne battait que pour toi!
J'ai chargé en hurlant à nos frères de l'autre côté de faire de même. La clameur qui s'élevait de notre camp a trouvé réponse de l'autre côté. ils ont crié plus fort que nous encore et je le dis bien haut, si nos dieux ne nous ont pas entendu ce matin là. C'est qu'ils étaient bien partisans... C'était là leur choix...
Je suis monté à l'assaut, en criant ton nom!. J'ai transpercé plusieurs de ces petits hommes bruns et j'ai gouté leur panique.Je n'ai pas failli! Aucun d'entre nous n'a failli!
La cavalerie Atrébate a porté haut la gloire et l'honneur de nos clans et personne après ce jour, n'aura plus jamais l'audace de dire que nous ne ne sommes que de pauvres paysans! Jamais plus!
Mais ces lâches ont transpercé de leurs lances le cœur d'Eponila, ma jument et elle est tombée. J'ai roulé sur le sol. Je n'ai pas eu le temps de me relever que deux dagues me transperçaient le corps. Je n'ai presque pas ressenti la douleur, tant il m'importait de montrer à ces rats comment un Belge sait mourir. Je suis parti dans la mort en hurlant ton nom! M'as tu entendu? Sais tu que j'ai emmené avec moi ces deux petits hommes bruns? Que dans un grand éclat de rire, je me voyais déjà t'offrir leurs têtes?
Je suis mort, mais j'en suis revenu...
Le jour se lève sur un beau matin d'été. Tout est calme désormais et j'entends chanter l'alouette comme un heureux présage. Sur les doigts de cette main, de ce bras que je ne peux désormais plus bouger, trottine une coccinelle à sept points, souvenir de mon enfance dans mes chères vallées de l’ouest de l'Atrébatie. La rosée perle toujours sur mon visage et je lui en suis grès car elle dissimule mes larmes.
Je n'ai aucun regret, sinon peu être de n'avoir pu serrer la main dans cette vie, d'un Arverne chevelu... C'est un beau jour pour mourir.
Je te vois venir à moi et pour la dernière fois, mon cœur se gonfle à en exploser! Emmène moi chevaucher vers le monde des dieux et des héros. S'il te plait, parle leur de moi pour qu'ils m'ouvrent les portes de "la terre des vivants."
Je suis prêt Epona et je t'attends...
Je suis prêt et je crie ton nom!.
Inscription à :
Articles (Atom)